Ce qu'un gel fait
Un gel de crédit empêche un prêteur de consulter votre dossier pour évaluer une nouvelle demande. Sans consultation, une ouverture de compte à votre nom devient très difficile, ce qui bloque l'usage le plus courant d'une identité volée.
Il ne bloque ni l'usage de vos cartes existantes, ni les prélèvements en cours, ni une vérification d'identité pour un emploi ou un logement. Il ne vous empêche pas non plus de consulter votre propre dossier.
Quand cela vaut la peine
Un gel se justifie quand une fuite expose ce qu'il faut pour ouvrir un crédit : numéro de sécurité sociale, date de naissance complète, adresse, revenus. Sans ces éléments, le risque d'ouverture frauduleuse reste faible et le gel ajoute surtout de la friction à vos propres démarches.
Si vous devez demander un prêt ou une carte dans les mois qui viennent, sachez qu'il faudra lever le gel avant chaque demande. C'est gratuit et rapide, mais c'est une étape supplémentaire.
Ce qu'il faut surveiller à la place
Si vous ne gelez pas, surveillez les ouvertures de comptes et les changements d'adresse sur votre dossier, plutôt que chaque transaction. Un fraudeur qui ouvre un crédit laisse une trace dans le dossier, souvent avant le premier impayé.
Et si une fuite expose un mot de passe, c'est de ce côté qu'il faut agir d'abord : un accès à votre messagerie permet de réinitialiser presque tout le reste.
Comment faire selon votre pays
Aux États-Unis, le gel se demande gratuitement auprès des trois agences, Equifax, Experian et TransUnion. En France, le droit au gel est exercé auprès de la Banque de France, qui transmet aux organismes. Au Royaume-Uni, les trois agences proposent un gel ou un contrôle de visibilité selon les cas.
Les démarches sont gratuites. Un intermédiaire qui facture un abonnement pour « geler votre crédit » ne fait que remplir le même formulaire que vous.